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OSMOSCOSMOS

/50posts est l’appareil de médiation et critique de l’édition 2019 de la triennale des 50JPG. Il est à l’image du premier blog lancé en 2016 dans le cadre de la 5ème triennale des 50JPG, c’est à dire une sorte de catalogue dynamique, qui a l’avantage de pouvoir être commentaire et extension de l’exposition à l’opposé du catalogue imprimé. Tout au long de l’exposition, visible du 19 juin au 25 août au CPG, /50posts présente des interviews avec les artistes de l’exposition. Des auteurs, artistes, philosophes et scientifiques sont invités à publier des essais en lien avec la thématique OSMOSCOSMOS. /50posts offre également la possibilité de consulter en ligne les enregistrements des conférences qui accompagnent l’exposition.

CATHERINE RADOSA CLITO - ENQUÊTE ET RECONQUÊTE (MICROMONUMENT POUR LE CLITORIS)

OSMOSCOSMOS
18.7.2019
CATHERINE RADOSA

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VIDÉO / CONFÉRENCE EN FRANÇAIS 23.06.2019 / CPG
La proposition de la conférence « Clito - enquête et reconquête (micromonument pour le clitoris) » de l’artiste Catherine Radosa, qui montre sa vidéo « Motherland » (2019) dans l’exposition OSMOSCOSMOS, a pour point de départ un constat : le clitoris, bien qu’une moitié de la population humaine en soit dotée, est invisible, ou presque. Car il est l’objet d’un effacement, d’un déni de représentation, d’une invisibilisation méthodique. Là où le pénis et les formes phalliques s’imposent, s’assument, son autre féminin reste fantomatique, fait l’objet de méconnaissance, de diabolisation dans l’histoire, et encore largement aujourd’hui. Comment s’en étonner alors que les manuels scolaires l’ont fait totalement disparaître ? Que sa réapparition y soit récente et encore timide, en France en tout cas. Que même l’apprentissage de l’anatomie médicale lui accorde difficilement sa place.
Alors à quoi ressemble-t-il ? Où est-il ? Que fait-il ?
Catherine Radosa se propose de réactiver sa puissance symbolique et sensitive. Après le récit d’une enquête à la recherche du clitoris perdu (dans les manuels scolaires, les esprits, jusqu’à l’espace public), mais aussi ses apparitions, l’artiste expose quelques-unes de ses recherches et productions sur la représentation du clitoris et propose un mode d’emploi, une série d’actions, d’objets, de gestes à partager (pour tous les âges), afin de créer collectivement un micromonument pour le clitoris.

NASA CLITO

Présentation
Hiver austral est un poème en prose, écrit au futur. Il est composé de trois parties de longueur différentes. Dans un premier temps, le poème raconte la solitude du narrateur face à un immeuble, vu de l’extérieur, dans la ville de São Paulo. Un interlude propose une version alternative : le narrateur est accompagné.  Dans un second temps, le narrateur, désormais à l’intérieur de l’immeuble invoque les stimuli perçus depuis l’appartement, émanant de l’environnement extérieur. La circulation en images et en métaphores, entre l’intérieur et l’extérieur de l’immeuble est évocatrice d’une sensualité retrouvée. Dans un troisième et dernier temps, le texte se réduit à deux phrases, composée d’éléments prélevés dans l’ordre chronologique du poème, dans une synthèse expérimentale de l’ensemble. Cette dernière partie célèbre l’unité que forment cosmos et éros. 

1e partie
 
Par un hiver austral, j’apprendrai qu’un immeuble peut être à lui seul un monde et posséder son propre code postal. Il sera un immeuble connu, dans lequel on aurait plaisir à se promener. Ou bien, il sera une œuvre de fiction, une béance au croisement de grandes avenues, avec sa chaussée brutalisée. Il sera ce que l’on veut bien faire de lui et ce qu’il accepte en retour de devenir pour nous.
 
Je croirai sans doute être venu ici plus de fois. Pourtant cela n’aura fait que quelques années. Quelques années, c’est une façon de tout dire en réduisant beaucoup. C’est une manière de ne pas dire grand-chose. C’est une expression pour rester vague et fuir les questions. C’est ainsi que l’on reste seul. Seul, au milieu de quelque chose. Dans une ville.

Toujours seul.
 
Toujours seul et pour de brefs séjours.
 
En Avril, dans le soleil.
 
En Avril, dans le soleil quand sur les trottoirs accidentés coulent le goutte-à-goutte des climatiseurs.
 
Puis, un jour, baigné par les pluies qui font cesser les fluides internet, je reconnaîtrai des rues déjà traversées, des avenues autrement parcourues, des places souvent gorgées de la vigueur incertaine des énergies inquiètes. Celles, troublées des personnes ici résidentes, ici passantes. Dans une petite voie lactée bruyante entre la Consolaçao et la Place de la République, je retrouverai d’autres lieux reconnus ou vécus. Je penserai à d’autres républiques, à d’autres places et à d’autres pays où nous nous agitons aussi parfois. J’apprendrai que le code postal de l’immeuble est le 01066-900. J’apprendrai que cet immeuble, d’une hauteur de 140 mètres aura été construit entre 1957 et 1966.
Interlude
 
Puis, un jour, en hiver, baignés par les pluies qui font cesser les fluides internet, nous reconnaîtront des rues déjà traversées, des avenues autrement parcourues, des places souvent gorgées de la vigueur incertaine des énergies inquiètes. Celles, troublées des personnes ici résidentes, ici passantes. Dans une petite voie lactée bruyante entre la Consolaçao et la Place de la République, nous retrouveront d’autres lieux reconnus ou vécus. Nous penserons à d’autres républiques, à d’autres places et à d’autres pays où nous nous agitons aussi parfois. Nous apprendrons que le code postal de l’immeuble est le 01066-900. Nous apprendrons que cet immeuble, d’une hauteur de 140 mètres aura été construit entre 1957 et 1966.

à suivre
Juin-Juillet 2019, Paris-Genève-São Paulo

FLORESTA_TMCOPPOLA_2019 / NASA

EROMANIA, GOD IS A DEAD SMOKER / LE LABO, 30.06.2019, 19H03

ENTRETIENS
11.7.2019
CAROLINE BERNARD, DAVID COLLIN, FABRICE ARAGNO, JOELL NICOLAS (VERVEINE)

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La performance live " Eromania (God Is a Dead Smoker) " est un projet de création radio entre fiction et documentaire de Caroline Bernard, produit par le LABO (lʹatelier de création radio de la RTS), et réalisée en collaboration avec le réalisateur Fabrice Aragno. 
" Eromania (God Is a Dead Smoker) " est lʹadaptation radiophonique de la pièce " Eromania (History X) ", signée en 2019 par Caroline Bernard et Karim Bel Kacem au théâtre de Saint-Gervais à Genève. Sur scène, trois camgirls roumaines racontaient leur histoire et leur métier. Par webcam interposée, les camgirls offrent des actes érotiques à des hommes prêts à payer cher pour des shows privés. Représentant une importante industrie du pays, elles travaillent depuis des studios très bien structurés qui les forment et leur assurent la meilleure visibilité. À lʹheure de la globalisation 2.0, elles cristallisent un état du monde, lʹargent, le désir et le sexe à travers une machine mondialisée de création dʹimages. La performance live " Eromania (God Is a Dead Smoker) ", jouée le 25 juin 2019 au Centre de la Photographie de Genève, revient sur les 18 mois que Caroline Bernard a passés dans les studios des camgirls. Dans le cadre de lʹexposition OSMOSCOSMOS, elle dialogue avec le philosophe Fabien Vallos et David Collin. Ils sont accompagnés par Joell Nicolas (Verveine) qui joue en direct la musique spécialement composée pour le projet. 
Lectures live : Inès Valarcher
Prise de son-diffusion live : Sofia Müller
Musique live et composition : Joell Nicolas alias Verveine
Mixage et réalisation image : Fabrice Aragno, cinéaste
Réalisation et création radio : Gérald Wang 
Stagiaire/Sous-titres : Justin Müller
Production : David Collin
Une co-production RTS LE LABO / CHEMINS DE TRAVERSE / THINK THANK THEATRE
Avec la collaboration de BEST STUDIO, Bucarest et du Centre de la Photographie à Genève. 
Merci à Joerg Bader (dir.) et à toute lʹéquipe du Centre de la Photographie de Genève.

CAM NASA

ALAN BOGANA & NICOLE L'HUILLIER - FIELD WORKS (ANIMÉ PAR MÓNICA BELLO)

CONFÉRENCES
05.7.2019
ALAN BOGANA, NICOLE L'HUILLIER, MÓNICA BELLO

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CONFÉRENCE EN ANGLAIS 03.07.2019
Les artistes Alan Bogana (Suisse) et Nicole L'Huillier (Chili) participent à la première édition de Simetría, une résidence d'échanges entre le CERN et les observatoires astronomiques du Chili. Field Works présente le matériel de leurs explorations au CERN lors d'une discussion animée par Mónica Bello, conservatrice et responsable des arts au CERN. L'un des thèmes de l'œuvre d'Alan Bogana est le comportement de la lumière - réel et spéculatif - et ses recherches en résidence portent sur la conceptualisation et la détection de la matière noire. L'observation est l'un des motifs explorés par Nicole L'Huillier, qui s'intéresse à la nature fantomatique des particules infiniment petites et des grands phénomènes astronomiques. Cette conversation donne un aperçu de la façon dont les artistes recueillent et évaluent l'information et les expériences qu’ils partagent pendant les résidences. Il montre que les laboratoires et les observatoires ne fonctionnent pas seulement comme des espaces de recherche pour les scientifiques, mais peuvent aussi inspirer des collaborations et des innovations artistiques.

ALMA NASA

Depuis la nuit des temps, les réflexions cosmogoniques ont été liées à la théologie et la métaphysique, ce n’est qu’avec les premiers instruments d’observation astronomique que la cosmologie scientifique a pu, peu à peu, émerger et se distinguer des mythes. La cosmologie moderne est, quant à elle, apparue suite à la révolution conceptuelle apportée par les Relativités d’Albert Einstein, le siècle dernier. Mais ces dernières décennies la cosmologie a vécu une autre révolution : de branche théorique et en partie spéculative de la physique, elle est devenue aujourd’hui une science de précision. Alice Gasparini, docteur en physique et enseignante, reconstitue ce changement fondamental dû aux récentes images de l’espace lointain : les rayons de « lumière » qui ont traversé l'univers nous livrent des informations surprenantes sur sa structure, son évolution et son destin. Effet de lentille gravitationnelle, expansion, énergie sombre et ondes gravitationnelles sont au menu de ce voyage cosmique sans précédent.

MESSIER 1 (THE CRAB NEBULA), CRÉDITS : NASA, ESA, J. HESTER AND A. LOLL (ARIZONA STATE UNIVERSITY)

VISITE GUIDÉE DE L'EXPOSITION OSMOSCOSMOS

ENTRETIENS
28.6.2019
MAUREN BRODBECK, MARINA CAVAZZA & GIULIA D'ANNA LUPO, HÉLÈNE BELLENGER, MAJIDA KHATTARI, JOERG BADER

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Visite guidée de l'exposition OSMOSCOSMOS en compagnie des artistes Mauren Brodbeck, Marina Cavazza & Giulia D'Anna Lupo, Hélène Bellenger, Majida Khattari. Visite guidée par Joerg Bader, directeur du CPG et curateur de l'exposition. Centre de la Photographie Genève, 50JPG, 18 juin 2019

MANON / NASA

Nicolas Lieber est autant photographe qu’iconographe. Il nous parle de son travail pour l'exposition OSMOSCOSMOS. Il est connu pour ses portraits de jeunes femmes, parfois à peine couvertes d’un costume militaire ou nues et souvent avec un appareil photographique en main. C’est ainsi qu’il se retrouve lui-même parfois aussi saisi dans le contre-champs. En salle d’exposition ou dans son appartement, il compose des grands collages muraux, sorte d’autels en hommage à ses muses, dont peut-être la plus iconique est son interprétation de l’enlèvement d’Europe. 

ENREGISTREMENT AUDIO / AUDIO RECORD

LE CORPS HUMAIN COMME MICROCOSME DE L’UNIVERS: YOGA

OSMOSCOSMOS
23.6.2019
SÉBASTIEN LESEIGNEUR

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CPG 22/06/19

Intention: Se connecter à son corps subtil
Thème: OSMOSCOSMOS
Sujet d’intérêt: Le corps humain comme microcosme de l’univers

Hatha yoga signifie l’union de la lune et du soleil, de toutes les dualités, de l’inspiration et de l’expiration, du féminin et du masculin. Chaque samedi les publics peuvent étirer leur matinée dans l’exposition OSMOSCOSMOS. L’artiste et curateur Sébastien Leseigneur qui rédige le blog /50POSTS d’OSMOSCOSMOS propose une pratique dynamique tous niveaux combinant méditation, techniques de respiration et postures physiques.


INTRODUCTION

Selon la tradition du Hatha Yoga notre corps peut être perçu comme un microcosme de l’univers. Vous avez déjà entendu parler des chakras, nous en avons 7: Muladhara, Svadhishthana, Manipura, Anahata, Vishuddha, Ajna et Sahasrara. Ils sont reliés par des canaux appelés nadis. Dans la théorie du yoga, les nadis portent le prana, l'énergie vitale. Autrement dit c’est une version idéalisée de la structure du corps subtil destinée à guider la visualisation et la contemplation yogi. D’un point de vue historique il semble que les chakras aient été conçu à l’origine en connexion avec l’anatomie humaine et ce à des fin d’étude physiologique.

Dans le corps physique, les nadis sont des canaux qui transportent l'air, l'eau, les nutriments, le sang et d'autres fluides corporels et sont similaires aux artères, veines, bronchioles, nerfs, canaux lymphatiques, etc. Lors d’une phase ultérieur en conformité avec l’idée tantrique selon laquelle le corps humain est le microcosme de l’univers, des objets matériels tels que le soleil, la lune les montagnes, les fleures furent associés à ces centres. (Muladhara/terre racine, Svadhishthana/lune eau emotion, Manipura/feu soleil, Anahata/air vent, Vishuddha/ether espace, Ajna/lumière vison et Sahasrara/fleure de lotus au mille pétales, la pensée). Tout cela fonctionne comme une image, comme une carte de notre corps subtil. Et par la pratique qui va suivre je vous invite à être présent et à être attentif à la moindre de vos sensations. Au yoga nous faisons appel à la proprioception, c’est la faculté de notre système nerveux à recevoir des informations à partir des récepteurs que nous avons sur la peau, dans nos oreille et dans nos muscle.


PRANAYAMA

Nous allons travailler avec la respiration. Au yoga il y a les posture physique, asanas, et le pranayama qui nous permet d’activer le prana et ainsi de se concentrer sur le corps subtils.

compter les inspirations, égaliser expiration
à l’inspire l’air qui te rempli c’est l’univers qui te rempli
à l’expire l’air qui te quitte c’est l’univers qui sors de toi

à l’inspire ressent le plancher pelvien qui s’active et qui entraine ton pubis.
à l’expire maintient cette action en même temps que s’élève ta cage thoracique.

Respiration Ujjayi cosmique (Ujjayi): contraction de l’arrière de la glotte, respiration océanique. Par la bouche le son h. Cette respiration sonore permet de reposer l’esprit, de calmer le système nerveux et de réguler la chaleur interne.


ASANAS

Nous allons bouger avec la respiration de l’intérieur vers l’extérieur. Cela permet au mouvements du corps d’être une reflexion de la dynamique de la respiration, ça calme le système nerveux et facilite une expérience méditative en mouvement.

Danse avec l’espace à la frontière de ton corps
Vous êtes plein d’espace

Tadasana: soyez naturel, une belle montagne avec le ciel au dessus. Notez ce que vous recensez, capturez ce moment comme une photographie.

La pratique du yoga est une pratique d’intention. Les mains en anjali mudra sont un signe de respect et de salutation à nous même. Les mains devant le centre énergétique du coeur, le regard vers l’intérieur. Anjali veut dire offrande, qu’etes vous pris à offrir à votre pratique? Peut être de la douceur, de la clarté, comment vous sentez vous aujourd’hui ? soyez à l’écoute. Quand l’intention est claire, on s’incline pour la sceller.

Action plus importante que la forme. Restez enraciné dans vos fondation. Ensuite intégration, puis expression.

Eveiller la sensibilité est l’objet de ce voyage. Amène de la créativité dans la répétition. Par l’éveil, l’attention, tu es capable de dire ce qui se passe dans ton corps.

Savasana: La fin de ta pratique. Laisse ton corps se reposer dans l’immobilité et ton esprit dans le silence. Note ce que ça fait d’être toi ici. Imagine le ciel nocturne étoilé. Imagine ce ciel comme un lac. Reviens dans ton corps comme si tu entrais dans ce lac. Réveil le avec une respiration.


CONCLUSION

Dans la mythologie hindoue les humains, les animaux, l’univers, les divinités tous font partie du même rêve. Chaque individu fait partie d’un grand théâtre cosmique appelé Lila. Ce rêve, cette réalité insaisissable qui est la notre selon les mystiques indiens, se nomme Maya*. Elle est comme un voile. Par la pratique du yoga, nous pourrions lever le voile est entrevoir la «bigpicture» et de réaliser que le soi et l'univers ne font qu'un... La philosophie hindoue c’est une approche plutôt créative de la métaphysique. Proche du mythe de la caverne de Platon. Si vous sortiez de la caverne, que verriez vous derrière le voile étoilé de la réalité? L’œil capte un fragment de l’énergie et de la matière présente dans l’univers en 3 dimensions, la photographie permet elle de capter les ondes infrarouges, rayons x, ondes radios. Les astrophysiciens s’emploient à capter l’invisible est l’antimatière. Au yoga, en retournant notre attention vers l’intérieur, nous commençons à entrevoir les mouvements les plus subtils de notre corps énergétique.

La plus grande joie que peux apporter le yoga c’est de te connecter avec toi même. Nous pratiquons les asanas pour intégrer au plus profond de nous même le savoir qui nous est transmis dans la vie.

Namasté: Je salut l’énergie cosmique en toi


*Māyā (devanāgarī: माया)1 est un terme sanskrit qui a plusieurs sens dans les religions indiennes. Māyā est le pouvoir de dieu de créer, perpétuant l'illusion de la dualité dans l'univers phénoménal ; elle est aussi la nature illusoire du monde. Pour les mystiques indiens, cette manifestation est réelle, mais c'est une réalité insaisissable. Ce serait une erreur, mais une erreur naturelle, de la considérer comme une vérité ou une réalité fondamentale. Chaque personne, chaque objet physique, du point de vue de l'éternité, n'est qu'une goutte d'eau d'un océan sans limites. Le but de l'éveil spirituel est de le comprendre, plus précisément de faire l'expérience de la fausse dichotomie, du mirage de la Māyā afin de la transcender, de passer son voile et de réaliser que l'Âtman c'est-à-dire le soi et l'univers, le Brahman ne font qu'un.

«C'est la Māyā, le voile de l'illusion, qui recouvre les yeux des mortels, leur fait voir un monde dont on ne peut dire s'il est ou s'il n'est pas, un monde qui ressemble au rêve, au rayonnement du soleil sur le sable, où de loin le voyageur croit apercevoir une nappe d'eau, ou bien encore à une corde jetée par terre qu'il prend pour un serpent (Le Monde comme Volonté et comme Représentation)».

On trouve des réflexions comparables (sans en nier les différences) dans la philosophie chinoise (Cf. Tao, Zhuang Zi) et dans la philosophie occidentale. On citera l'allégorie de la caverne de Platon. 

LA MÉTÉO FÉMINISTE/TORRENT VIOLET À TRAVERS LA SUISSE

ESSAIS
21.6.2019
ANGELA MARZULLO

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«La première vague féministe marque le début de la période et l’accès au droit de vote. La deuxième vague féministe se focalise d’avantage sur la sexualité. La troisième vague féministe revendique la politique et la pratique artistique...» suite dans l’enregistrement audio ci-dessous

(A l’occasion du discours d’inauguration de l’exposition OSMOSCOSMOS au Centre de la Photographie Genève. Entre les allocutions de Sami Kanaan, Conseiller administratif à Genève chargé du Département de la Culture et du Sport, et Joerg Bader, directeur du Centre de la Photographie Genève)

NASA

EXTRAIT AUDIO DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE: SCÉNOGRAPHIE ET THÉMATIQUE

OSMOSCOSMOS
19.6.2019
ALEXANDRA SCHÜSSLER & JOERG BADER

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Réflexions sur l’exposition OSMOSCOSMOS à l’occasion de la conférence de presse. Alexandra Schüssler nous parle de son rapport à l’espace et à l’architecture, la place des vitrines et des projection, le statut de l’image et de l’objet. Joerg Bader développe le processus qui à conduit à la l’élaboration de la thématique. Superposition, séparations, juxtapositions, nous écoutons la constellation scénographique.

NASA

«tu sais le plus marrant c'est que ces antidouleurs s'appellent lamaline, je te le recommande à la moindre menace de déclaration de guerre par tes ovaires, il ne saurait y avoir de marxisme orthodoxe, mais quelques pères orthorexiques fleurissent dans les repas d'un after de type on entend les corneilles, le présent quoi, les terrains vagues et les ciels bas types portuaires mais sans la mer, croasser ou performer c'est toujours un avortement, t'es sure que c'est pas un accouchement plutôt non je t'assure après il ne reste rien, ni trace, ni echo, c'est technique ce n'est pas produire, c'est recycler avec les restes du passé fécondé au moment t, enfin avec les moyens de production en contraception à l'instant juste pour dire, la reproduction de la force de travail ou ce truc de force invisible qui fait le ménage ou miracle vitaliste, c'est ainsi que la loi, après quelques années de vie communautaire, au sens moderne est intervenue non pas contre la violence d'Etat (loi contre terreur) mais par un rôle organisateur, dans son texte même, de l'exercice de la violence, compte-tenu de la résistance des masses populaires, et des ovaires près à envahir_le monde ou rien, tout le monde déteste la police, symbole inférieur à 3, mes ovaires dansent la macarena holala, grossissent depuis le trou noir qu'on n'aurait jamais dû regardé selon une superstition technopaïenne peu connue, le trou du cul solaire du monde face to face avec le centre de Paris, donc à Belleville une rencontre impromptue avec un beaugosse lambda et l'univers qui répond ok bientôt y aura plus rien, alignement désastre, tout le monde s'occupe de mes ovaires, la galaxie s'étend et se contracte, on tchate, évitons le délais de rétractation, c'est très simple le monde ou rien mais en attendant tu peux montrer tes seins gonflés en toute légalité ##### frontières p 117, certes ce n'est pas l'Etat qui est le sujet de l'histoire réelle, certes ce n'est pas l'Etat qui est le sujet de l'histoire réelle, pas besoin d'implants apriori juste un bon coup momentané c'est de la chirurgie esthétique, on y va, mais disons naturelle à base de ouais ouais ouais le corps marche et je lui marche dessus avec de hauts talons chimiques, tu penses que je devrais refaire mon nez, non plutôt tes seins, le fétichisme de la fausse clarté n'est qu'une autre expression du mythe qui fût à la fois obscur et d'une clarté évidente, introduction, le corps marche et on se rue à la surface de la terre comme ci c'était toujours affaire de rondeurs, de roulades et de galipettes, nokinkshaming, la crainte de perdre le moi et d'abolir en même temps la frontière entre le soi et une autre vie, galaxies communautaires en after interminable, passages, va et vient permanents au comptoir, la crainte de la mort et de la destruction est intimement associée à une promesse de bonheur qui était, à tout moment, une menace pour la civilisation, holala le monde est à toi et moi, en regard d'une telle impossibilité, la Raison, au service du présent, devient une imposture totale pour__ les masses, le rouge ne va pas avec le rose, je t'ai apporté un cadeau / je l'ai trouvé sur une tombe, je savais pas si ça te plairait, à l'intérieur de toute façon, regardez bien il n'y a rien à voir, le speculum du vide, l'intrigue des siècles caverneux, gravés sur le divan symbole inférieur à trois, fois deux, ces essais visent à engager un effort d'imagination, bien qu'ils ne débouchent pas sur des conclusions utopiques grandioses, p47, il suggéra d’abord que réussir à faire son deuil, c’est être capable d’échanger un objet contre un autre, planète pour planète, ovaire pour ovaire, par la suite, il affirma que la mélancolie était essentielle au travail de deuil, une certaine interchangeabilité des objets comme s’il fallait que l’objet de notre désir se transforme pour que l’on puisse renouer avec la vie, c'est fini mon époque des grandes missions, je fais que de grassroots maintenant, ce texte n'a donc pas d'ordonnancement systématique, et donc finalement je baise irrégulièrement avec Baudrillard, au premier abord, je crois que je t’ai perdu toi avant de découvrir que «je» manque également à l’appel, à l’inverse, la douleur du deuil révèle combien nous sommes assujettis à nos relations aux autres, en fait les larmes c'est ce qui nous rattache à la terre, mais il faudrait alors que le « je » même qui cherche à raconter soit interrompu en plein récit car ce je est mis en question par sa relation à l’Autre, p 73 sans doute vaut il mieux être assujetti, quand bien même ce n’est qu’à la violence, à l’abandon, à un mécanisme ; sans doute vaut-il alors mieux être assujetti à la pauvreté ou à des abus que de n’être assujetti à rien, à venir, en attendant, un court résumé des épisodes précédents, reprise pour le lancement de fantaisie finale, cover de cover, on parlait de recyclage de mots sans rapport avec, disons le rapidement, la planète, mais a minima avec mes deux ovaires ou deux thèses : le mythe lui-même est déjà Raison et la Raison se retourne en mythologie et d'avortement en deux temps ou en trois si c'est encore valable, la magie est une sanglante falsification, mais elle ne nie pas la domination en se transformant en pure vérité et en agissant comme si elle était le fondement du monde soumis à son pouvoir, le présent appartient à celles qui ne dorment jamais, antidouleurs à l'opium c'était un point de départ et dernier paquet de cigarette, je crois que le truc s'est désintégré, ça s'ouvre, merci tous les trois en tout cas d’avoir été présents, c’est ultra précieux, oh chérie je viens de voir ces derniers messages, je bosse demain sur des logos btw»

L’ANTIMATIÈRE: COMMENT PHOTOGRAPHIER L'INVISIBLE

CONFÉRENCES
17.6.2019
LINDA FREGNI NAGLER & MICHAEL DOSER

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L’exploration de l’invisible est un des principaux objectifs de la science — mais comment le photographier? La manière de se former une image de ce que nous ne voyons pas a une forte répercussion sur la façon que nous avons d’appréhender ce monde dont nous n’apercevons qu’une infime fraction, que ce soit la recherche sur l’identité de la matière sombre, de l’énergie sombre, et l’exploration de l’antimatière ou de son absence apparente dans l’univers visible. Cette conférence de Linda Fregni Nagler, photographe travaillant à Milan sur les automatismes cognitifs qui dictent notre façon de percevoir le monde, et Michael Doser, physicien expérimental du CERN avec un accent particulier sur l'antimatière, l'antihydrogène et son couplage à la gravité, explore ces questions par le biais de la photographie aussi bien qu’à travers d’autres technologies. Ces technologies ont toutes en commun le fait qu’elles correspondent à un appareil perceptif technologiquement étendu, qui a le potentiel de changer l'appareil cognitif.

Vidéo de la conférence au MEG, Ma 11.6.2019
Dans le cadre du programme parallèle des 50JPG 2019

OSMOSCOSMOS50JPG19.6–25.8.2019