BORIS MIKHAILOV

C’est surtout avec la sombre série Case History, réalisée entre 1997 et 1998, que Boris Mikhailov a rencontré un plus large public, notamment à l’ouest. Avec la même verve critique avec laquelle il avait enregistré le quotidien soviétique à Kharkov en Ukraine, il met en images l’effrayante pauvreté causée par l’arrivée du capitalisme ultralibéral dans sa ville natale. Méprisant toute règle, son documentarisme non conventionnel le fait apparaître sur ses propres clichés, mêlant photographies intimes et documents sociaux. Depuis ses débuts dans les années 1960, Éros tient une place importante chez Boris Mickhailov (il a été licencié de son travail à cause de photographies nues qu’il avait prises), mais aussi dans son travail avec Vita durant ces vingt dernières années. Éros fait partie de la vie courante, de façon jouissive, ironique, amusée et désabusée, voir tendre, quand son œil approche les plus démunis.
*1938, lives and works in Kharkiv and Berlin

VERNISSAGE
18.6.2019
↳ AGENDA

BORIS MIKHAILOV, SANS TITRE (UNTITLED), 1992, DE/FROM: I AM NOT I, © BORIS MIKHAILOV, COURTESY SUZANNE TARASIEVE GALLERY, PARIS

OSMOSCOSMOS50JPG19.6–25.8.2019